LA FAUCONNERIE

Cyril Leseul Fauconnerie

Un oiseau, une rencontre unique,

une relation d'écoute et de respect,

l'envol vers la confiance, la lecture des expressions, de l'éducation vers le jeu,

plus les années passent, moins j'ai l'impression d'avoir d'évidences; ce sont eux qui m'enseignent,

le savoir faire devenu intuitif, une entière écoute comportementale de l'oiseau nait.

Une fois l'hésitation passée, ils développent leurs capacités, leur confiance

et volent avec leur propre expression.

Un sens inné de l'équilibre, économiser leur énergie et atteindre leur but avec brio,

prendre les courants ascendants, surveiller leur territoire, réaliser de spectaculaires parades, effectuer de vertigineux piqués,

mon quotidien est constitué d'entrainements de vols, de spectacles et préparations d'interventions;

des moments partagés, privilégiés, de discussions au delà des mots.

Toucher du doigt la symbiose de l'altérité de deux êtres à l'unité  :

Voler et vivre au plus proche des "copains sauvages",

ceux qui assurent leur survit quotidiennement par tout les temps.

A la limite de leur vison, jusqu'à la tombée de la nuit,ne voyant plus où se poser,

le gant devient l’endroit de demande de retour à la fauconnerie.

Lors des forts vents, sur la branche la plus proche ou sur l'épaule, 

ne souhaitant pas repartir, l'expression claire de « maintenant, ça suffit, on rentre ».

Par vents chauds, la recherche du meilleur angle, ils se grisent des courants,

lors d'averses, sous les meilleurs branches, la forêt devient refuge.

A plus de 500 m, en interaction avec les moindres gestes, "voir" jusqu'à ses regards,

ses intentions de manière absconse de description,

le rappel au gant n'est plus un but, cette pensée même inexistante,

la récompense devient dialogues et félicitations,

il se pose sur "son gant" pour bien d’autres raisons ...

CL